RAMADAN, le salarié est soumis à des risques supplémentaires pour sa santé
✅L’employeur est responsable de la santé et de la sécurité des salariés sur les chantiers. 📚Le Code du travail l’oblige à mettre en œuvre des moyens particuliers pour prévenir les risques identifiés (Code du travail, art. L. 4121-1). Or pendant les mois Ramadan et Carême, le salarié est soumis à des risques supplémentaires pour sa santé, notamment à cause de la déshydratation. Il ne faut pas négliger également les risques liés à la sécurité, le Ramadan étant une période de jeûne où les personnes dorment peu. Or la fatigue entraîne des baisses de vigilance. Il est donc nécessaire d’informer les salariés des règles minimales à respecter pour assurer leur propre santé et sécurité : Respecter une hygiène de vie adaptée aux exigences du poste de travail, par exemple les heures de sommeil pour assurer la concentration des conducteurs d’engins ; 🌿Boire beaucoup d’eau juste avant la levée du jour et consommer des sucres lents (pâtes, riz, céréales, etc.) ; Se reposer pendant les pauses dans un lieu calme et frais. Une des difficultés réside dans le fait que le suivi du Ramadan est un choix privé du salarié et qu’il n’a aucune obligation d’en informer l’employeur. 🛑Mais le salarié ne peut se prévaloir du suivi d’un jeûne pour justifier des erreurs ou le non-respect des cadences habituelles de travail. Sachant que l’employeur peut valablement le sanctionner, le salarié a donc tout intérêt à échanger en amont avec lui de la meilleure façon de concilier le jeûne et son travail. ✅Réaliser une communication générale sur la problématique du travail sous la chaleur, incluant les difficultés spécifiques du Ramadan, peut conduire les salariés concernés à venir d’eux-mêmes échanger avec l’employeur. Cela sera l’occasion de réfléchir ensemble à d’éventuelles adaptations de leurs conditions de travail. ✅Adapter les conditions de travail sur chantier pendant le Ramadan Plusieurs possibilités existent afin de limiter au maximum la pénibilité accrue du travail pour les salariés réalisant le Ramadan. ✅Leurs mises en œuvre dépendent de la nature du chantier, du poste du salarié, du lieu d’exécution ou du nombre de salariés présents. Une pratique habituelle correspond à réaffecter les salariés sur des postes moins exposés aux risques. 🌿L’organisation du travail sur le chantier doit aussi être pensée de façon à éviter que le salarié soit isolé. La présence en permanence d’un collègue assure une réaction rapide en cas de survenance d’un accident ou d’un malaise du salarié. ✅Enfin, décaler les heures de travail reste une bonne pratique si elle est possible. On peut ainsi prévoir de commencer la journée de travail plus tôt pour limiter les impacts de la chaleur. 🪢Cela nécessite de vérifier l’accessibilité du chantier à ces horaires, l’organisation avec les autres. Des désaccords peuvent intervenir entre les salariés suivant ou non le Ramadan. C’est alors à l’employeur qu’il incombe de trancher et de fixer les horaires de travail. Ne forcer aucune situation⛑️👌❗